Fuir l'hiver... au Québec
Chaque année, quand le mois de juillet arrive en Argentine, j'annonce avec bonheur que je m'en vais « fuir l'hiver » au Québec.
Oui, je réalise à quel point cette phrase est absurde.
Pour ceux qui connaissent un peu notre climat, dire qu'on fuit l'hiver en allant au Québec peut sembler contradictoire. Pourtant, entre la mi-juillet et la mi-août, il n'y a aucun autre endroit où j'aimerais être.
Jade et moi, Chateau Frontenac
Chaque année, quand le mois de juillet arrive en Argentine, j'annonce avec bonheur que je m'en vais « fuir l'hiver » au Québec.
Oui, je réalise à quel point cette phrase est absurde.
Pour ceux qui connaissent un peu notre climat, dire qu'on fuit l'hiver en allant au Québec peut sembler contradictoire. Pourtant, entre la mi-juillet et la mi-août, il n'y a aucun autre endroit où j'aimerais être.
Cette visite était particulièrement spéciale. J'ai passé du temps avec mes parents, mon frère et sa conjointe, retrouvé de vieux amis et, surtout, profité de précieux moments avec ma nièce. La voir grandir et découvrir le monde est toujours un immense bonheur.
L'un des moments forts du voyage a été notre escapade à Québec et sur l'Île d'Orléans.
Si vous n'y êtes jamais allés, imaginez des rues historiques pleines de charme, des paysages magnifiques et des kiosques débordant de produits locaux fraîchement récoltés.
Comme plusieurs le savent, j'ai toujours adoré la nourriture. Pas seulement la manger, mais aussi comprendre d'où elle vient et comment elle est produite.
Autant vous dire que j'étais dans mon élément.
Nous sommes allés cueillir des baies sauvages, nous avons visité un merveilleux producteur de fromage de chèvre et nous avons fait un arrêt dans une superbe entreprise spécialisée dans le cassis. À partir de cette petite baie, ils fabriquaient de tout : du gin, de la sauce piquante, des vinaigrettes, des sucreries et bien d'autres produits délicieux.
Nous avons également fait un détour par une chocolaterie artisanale où ma nièce tenait absolument à goûter au fameux chocolat Dubai après l'avoir vu partout sur TikTok. Nous sommes aussi repartis avec une délicieuse écorce de chocolat noir aux fraises qui a disparu beaucoup plus rapidement que prévu.
Par-dessus tout, j'ai adoré voir ma nièce faire le lien entre ce qui se retrouve dans son assiette et tout le travail qui se cache derrière sa production. Dans un monde où tout semble disponible instantanément, il y a quelque chose de précieux à voir les enfants découvrir l'origine réelle des aliments.
Évidemment, les vacances amènent souvent une autre préoccupation dont plusieurs de mes clients me parlent : l'alimentation.
Comme plusieurs le savent, je suis maintenant en phase de maintien avec le programme Metabolic Balance. Ma mère, quant à elle, était encore en perte de poids au moment du voyage. Elle suivait le programme depuis janvier et elle était naturellement un peu inquiète à l'idée de partir en escapade toute une fin de semaine.
Alors, quel a été le secret?
L'équilibre.
Est-ce qu'il y a eu quelques moments plus difficiles? Bien sûr.
Mais la plupart du temps, nous avons trouvé des endroits où il était possible de construire nos repas autour de protéines maigres et de légumes plutôt que de tout ce qui est frit.
Nous avons mangé de belles salades, un délicieux bol taco, un poké, un bol au poulet et une excellente tartine chez mon restaurant préféré à Québec : Chez Victor.
Et oui, nous nous sommes aussi permis quelques petites gâteries.
Nous avons partagé une queue de castor (pour mes lecteurs internationaux : c'est une pâtisserie recouverte de sucre et de cannelle, pas la véritable queue de l'animal!), nous avons dégusté quelques morceaux de chocolat artisanal et profité d'un verre ou deux.
La fin de semaine n'a pas été parfaite.
Et elle n'avait pas besoin de l'être.
Ce qui importe, c'est que ma mère a suivi son plan avec constance avant le voyage, qu'elle a pleinement profité de notre escapade, puis qu'elle est revenue à ses habitudes dès notre retour.
Résultat? Elle a tout de même perdu du poids cette semaine-là.
J'en profite d'ailleurs pour lui lancer un immense bravo : elle a maintenant perdu plus de 80 livres et elle est officiellement en phase de maintien. Je suis extrêmement fière d'elle.
Maman et papa, Tadoussac
Son parcours me rappelle une leçon que j'ai apprise à plusieurs reprises au fil des années.
Une saine alimentation ne repose pas sur la perfection.
Elle repose sur la constance.
Beaucoup de gens abandonnent complètement leurs bonnes habitudes dès qu'ils partent en vacances. Comme si être en voyage signifiait automatiquement manger à l'excès, boire davantage et oublier tout ce qu'ils ont construit au cours des derniers mois.
Pourtant, ce n'est pas nécessaire.
Pendant les huit années où j'ai vécu à Roatán et travaillé dans un resort, j'ai été entourée de vacanciers presque tous les jours de l'année. S'il y avait quelqu'un qui avait une excuse pour vivre constamment comme en vacances, c'était bien moi!
Avec le temps, j'ai développé quelques habitudes simples qui m'ont permis de maintenir un certain équilibre sans jamais avoir l'impression de me priver.
D'abord, vous n'avez pas besoin de goûter à tout.
À moins de séjourner dans un complexe de luxe à plusieurs milliers de dollars la nuit aux Maldives, il y a de bonnes chances que le buffet revienne sensiblement au même après quelques jours. Si vous manquez quelque chose aujourd'hui, il sera probablement encore là demain.
Choisissez une source de protéines : poulet, poisson, porc ou fruits de mer, selon vos préférences. Ensuite, remplissez votre assiette de légumes. Personnellement, je privilégiais généralement les légumes grillés ou le bar à salades et j'évitais les options frites.
Pour les boissons, l'eau demeure souvent le meilleur choix. Votre corps vous remerciera. Et pour mes amis plongeurs, vos plongées aussi!
Pour le dessert, les fruits étaient habituellement mon premier choix. Cela dit, lorsqu'un dessert me faisait vraiment envie, je le prenais sans culpabilité. Après tout, la vie est trop courte pour refuser un excellent gâteau au yuca.
Petite mise en garde toutefois : si vous ne mangez pratiquement jamais de fruits à la maison, les vacances ne sont peut-être pas le moment idéal pour en consommer des quantités astronomiques. Votre système digestif risque d'avoir son mot à dire!
Enfin, bougez un peu.
Pas besoin d'entraînements intensifs.
Allez marcher sur la plage. Explorez les environs. Nagez. Faites une randonnée. Allez plonger si c'est votre passion.
Quelques minutes d'activité ici et là peuvent faire une grande différence.
Au final, les vacances sont faites pour être appréciées.
Elles sont aussi temporaires.
Quelques desserts partagés, un repas spécial ou un cocktail lors d'une belle soirée d'été ne viendront pas effacer des mois de bonnes habitudes. Ce qui compte réellement, c'est ce que l'on fait avant et après.
Profitez du voyage.
Goûtez aux spécialités locales.
Créez de beaux souvenirs.
Puis rentrez à la maison et reprenez simplement votre routine.
C'est ça, l'équilibre.
Je vous souhaite de bons repas, de la bonne compagnie et un peu d'équilibre, peu importe où la vie vous mène.
Julie
L’été, mon éternel préféré
Ici en Argentine, le solstice annonce le début de l’hiver, et je me surprends à compter les jours avant de retrouver la chaleur du Québec. Revivre les quatre saisons m’a fait apprécier l’été encore plus profondément. Quand je vivais sur l’île de Roatán, au Honduras, c’était l’été toute l’année — un cadeau que j’adorais, mais qui émoussait mon sens du changement saisonnier. L’île me manque avec sa saison des mangues, l’eau qui se réchauffait en juin pour la plongée sous‑marine, et le rythme plus lent de la basse saison qui nous laissait du temps pour explorer et plonger juste pour le plaisir.
Mon été en Argentine
Ici en Argentine, le solstice annonce le début de l’hiver, et je me surprends à compter les jours avant de retrouver la chaleur du Québec. Revivre les quatre saisons m’a fait apprécier l’été encore plus profondément. Quand je vivais sur l’île de Roatán, au Honduras, c’était l’été toute l’année — un cadeau que j’adorais, mais qui émoussait mon sens du changement saisonnier. L’île me manque avec sa saison des mangues, l’eau qui se réchauffait en juin pour la plongée sous‑marine, et le rythme plus lent de la basse saison qui nous laissait du temps pour explorer et plonger juste pour le plaisir.
Basse saison au Media Luna, Roatan
Au Québec, l’été a toujours été ma saison préférée. Enfant, je passais des journées entières dans la piscine, engloutissant beaucoup trop de Mr. Freeze, et partageant des barbecues avec la famille et les voisins. Aujourd’hui, revenir au pays en été, c’est renouer avec l’abondance et la joie. J’aime les longues marches avec mes parents et Winnie, leur basset hound, les après‑midi avec mon frère et sa conjointe, et les moments de jeu avec ma nièce — nager, dessiner à la craie sur le trottoir, aller au parc. Et bien sûr, l’été est le moment parfait pour une crème glacée molle, ce petit plaisir simple qui me manque tant.
Doux souvenir d’enfance au Québec
En Argentine, l’été arrive en décembre, en même temps que la saison des Fêtes. Le jardin déborde de tomates et de poivrons, et les mûres se glissent dans mon yogourt du matin. Les après‑midi se passent au bord de la piscine avec du maté ou du tereré, des tranches de melon d’eau, et de longues promenades avec les chiens au coucher du soleil, quand la chaleur s’adoucit enfin. La méditation au lever du soleil avant mes cours m’ancre dans le rythme de la journée.
À travers les continents, l’été a toujours été une saison d’abondance — de nourriture, de lumière, de mouvement. Les journées plus longues invitent à des rituels conscients : s’étirer à l’aube, marcher au crépuscule, savourer les repas à l’extérieur. L’hydratation devient la nourriture invisible de la saison — dans les fruits juteux, l’eau, et la joie simple de partager un verre de thé glacé David’s Tea avec ma mère, un moment qui nourrit la santé et renforce le lien avec elle.
Le solstice me rappelle que l’été n’est pas seulement chaleur et lumière; c’est un cycle d’abondance, de mouvement et de soin. Peu importe où je suis, j’en porte les cadeaux avec moi — dans les mangues et les baies, dans les dessins à la craie et les marches au coucher du soleil, et dans l’acte silencieux d’honorer les rythmes du corps avec une nourriture qui rafraîchit autant l’esprit que l’âme.
Joyeux solstice d’été,
Julie
Éveil du printemps : Vers l’énergie et l’équilibre
Le printemps a toujours eu pour moi une magie particulière. Au Québec, je me souviens de la joie de revoir enfin le soleil après de longs hivers, de glisser mes pieds dans des gougounes même si l’air était encore trop froid, et de respirer le parfum unique des lilas en fleurs. Les tulipes jaillissaient du sol, éclatantes et colorées, annonçant des jours plus lumineux. Ces souvenirs me semblent lointains aujourd’hui, adoucis par le temps—sauf lors d’un retour inattendu pendant la pandémie, où j’ai retrouvé le printemps québécois et toute la beauté qui m’avait manqué.
Le printemps a toujours eu pour moi une magie particulière. Au Québec, je me souviens de la joie de revoir enfin le soleil après de longs hivers, de glisser mes pieds dans des gougounes même si l’air était encore trop froid, et de respirer le parfum unique des lilas en fleurs. Les tulipes jaillissaient du sol, éclatantes et colorées, annonçant des jours plus lumineux. Ces souvenirs me semblent lointains aujourd’hui, adoucis par le temps—sauf lors d’un retour inattendu pendant la pandémie, où j’ai retrouvé le printemps québécois et toute la beauté qui m’avait manqué.
Pendant quinze ans au Honduras, le rythme était bien différent : l’été s’étirait sans fin, le soleil constant, les saisons à peine perceptibles. La vie y était chaleureuse et vibrante, mais je ressentais souvent le manque de ces transitions douces, de l’attente des floraisons, du rappel que la nature avance en cycles.
Aujourd’hui, en Argentine, je redécouvre ce sens du changement. Les eucalyptus brillent après la pluie, les magnolias s’ouvrent, le jasmin parfume l’air, et le divin parfum de la fleur d’oranger flotte comme une promesse de renouveau. Ici, le printemps est une renaissance—non seulement dans la nature, mais aussi en moi : une occasion de laisser derrière ce qui ne sert plus, de semer de nouvelles graines et d’accueillir l’équilibre à nouveau.
Nénuphars et Filippa
Cette saison de renaissance s’est reflétée dans mon propre cheminement avec Metabolic Balance. J’ai complété ma formation en novembre et, pour la partie pratique, je devais devenir mon propre cas. Comme mes parents étaient en visite, j’ai fait mes analyses sanguines un peu plus tard, début décembre. L’évaluation est très complète : 36 biomarqueurs analysés. La plupart de mes résultats étaient normaux, mais comme prévu, mon cholestérol était élevé et mes niveaux de créatinine aussi. En Argentine, je mange beaucoup plus de viande qu’au Québec, et mon métabolisme n’est pas tout à fait adapté à cette abondance.
Avant de commencer le plan, je me sentais fatiguée, épuisée et stressée. (Ce n’était pas que je n’étais pas heureuse de voir mes parents, au contraire, mais l’organisation et l’énergie supplémentaire m’ont pesé.) Fidèle à mon côté performante, j’ai décidé de commencer mon plan dix jours avant Noël… le pire moment, entourée de gâteaux et de douceurs que je ne pouvais pas toucher.
Les deux premiers jours de la Phase 1, la détox, ont été difficiles. Les maux de tête m’ont rappelé à quel point mon corps avait besoin d’un reset, surtout après les bons repas et le vin de Mendoza. Puis est arrivée la Phase 2, la phase stricte. J’ai éliminé le sucre ajouté, réduit la viande, et intégré œufs, poulet, poisson et une variété de légumineuses : mung, adzuki, et même du lait et du yogourt de soya faits maison, introuvables ici. Au début, peser et préparer les aliments semblait lourd, mais rapidement c’est devenu un rythme, presque une joie.
À la fin de la phase stricte, j’ai pu ajouter des huiles saines et profiter d’un repas « plaisir » par semaine. Le premier, au réveillon du Nouvel An, m’a étonnée : les aliments sucrés goûtaient trop sucrés, comme si mes papilles avaient été reprogrammées. Maintenant, en Phase 3, je réintroduis les aliments un à un, selon mes résultats de laboratoire, pour optimiser ma santé.
Les changements sont profonds. Je dors profondément, mon stress s’est envolé, et mon énergie est revenue. Les envies de sucre ont disparu—même si je savoure mon repas plaisir hebdomadaire sans culpabilité. J’ai perdu 9 kg de masse grasse, selon ma balance à impédance, et j’ai repris la course, l’entraînement quotidien et la méditation. J’attends mes analyses à trois mois pour confirmer l’amélioration du cholestérol et de la créatinine, mais déjà je me sens renouvelée, plus légère et alignée avec moi-même.
Le printemps nous rappelle que le changement n’a pas besoin d’être radical. Il peut être aussi simple qu’une nouvelle fleur ou une saveur différente dans notre assiette. Comme j’ai réinitialisé mes propres rythmes avec Metabolic Balance, vous pouvez accueillir le renouveau par de petits choix nourrissants.
Essayez d’échanger les grains raffinés pour des grains entiers, ou ajoutez une poignée de germes à vos salades pour plus de vitalité. Explorez des légumineuses que vous n’avez jamais cuisinées : mung, adzuki, lentilles dans de nouvelles recettes. Laissez les légumes de saison vous inspirer : jeunes pousses, radis croquants, ou les premières asperges du printemps. Même un seul petit changement par semaine peut être comme semer une graine pour une meilleure santé.
Si vous souhaitez aller plus loin, mon programme Harmonie Métabolique intègre la méthode Metabolic Balance—la même approche que j’ai suivie moi-même. C’est une façon personnalisée de découvrir quels aliments soutiennent vraiment votre corps, pour retrouver énergie, équilibre et joie dans vos rituels quotidiens.
Cet équinoxe est une invitation : écouter votre corps, savourer les aliments qui vous soutiennent vraiment, et trouver la joie dans les petits gestes qui apportent l’équilibre. Le renouveau ne se fait pas du jour au lendemain—il pousse doucement, comme le printemps lui-même.
Joyeux équinoxe du printemps! Que cette saison vous apporte renouveau, équilibre et lumière.
Julie
Montagnes, saveurs et souvenirs – Célébrer la nourriture avec grâce et simplicité
Avant que la saison des fêtes ne commence officiellement, nous en avons eu une à notre façon. Mes parents sont venus nous rendre visite en Argentine, et la semaine dernière, nous avons voyagé à Mendoza—quelques jours d’aventure, de beauté et de repas partagés qui ont eu des airs de fête.
On a suivi les courbes des Andes, admiré la lumière danser sur le lac Potrerillos, et pris le temps de déguster des vins dans des bodegas baignées de soleil. À la Bodega La Azul, le repas cinq services était un vrai festin : œuf poché, choripán, empanadas, viandes grillées, et la plus onctueuse des crèmes au citron, servie avec de la crème glacée. Un saxophoniste jouait pendant que les gens dansaient entre les bouchées; l’abondance dans toute sa splendeur.
Avant que la saison des fêtes ne commence officiellement, nous en avons eu une à notre façon. Mes parents sont venus nous rendre visite en Argentine, et la semaine dernière, nous avons voyagé à Mendoza—quelques jours d’aventure, de beauté et de repas partagés qui ont eu des airs de fête.
On a suivi les courbes des Andes, admiré la lumière danser sur le lac Potrerillos, et pris le temps de déguster des vins dans des bodegas baignées de soleil. À la Bodega La Azul, le repas cinq services était un vrai festin : œuf poché, choripán, empanadas, viandes grillées, et la plus onctueuse des crèmes au citron, servie avec de la crème glacée. Un saxophoniste jouait pendant que les gens dansaient entre les bouchées; l’abondance dans toute sa splendeur.
Puis est venue Finca Minimal, une magie plus simple. Une expérience fermière, axée sur les produits locaux et les plats à partager. On a goûté un ‘’steak’’ de melon d’eau avec maïs épicé, du poisson de rivière dans une salade citronnée, une ‘’causa’’ aux portobellos qui m’a rappelé mon ami Yuri à Roatán, et une paella au lapin qui m’a ramenée en Espagne. Chaque plat réveillait un souvenir, chaque bouchée tissait un fil dans l’histoire de ma relation à la nourriture.
Ce voyage m’a rappelé que la célébration ne dépend pas du calendrier. Elle naît de la présence. Du goût. Des gens autour de la table.
Et à l’approche des fêtes, je repense aux nombreuses tables que j’ai connues…
J’ai célébré Noël dans trois pays, sous trois climats, et chacun a laissé sa trace.
Au Québec, Noël était froid et douillet. La maison sentait le ragoût de patte de cochon de ma grand-mère et ses tourtières, et la table débordait de grignotines—chips, arachides, bonbons cachés dans chaque recoin. Mes préférés étaient les truffes à l’amaretto, riches et veloutées, à savourer lentement… ou pas du tout. Les légumes verts étaient rares, la sauce aux canneberges venait d’une canne, et le rythme était indulgent, familier, un peu chaotique.
Puis est venu Roatán. Noël sur la plage, avec famille et amis à la chasse à la dinde sur une île des Caraïbes. Certaines années, on abandonnait et on se contentait des buffets d’hôtel, riant devant des assiettes de viandes mystérieuses et de desserts tropicaux. C’était bruyant, ensoleillé, plein de mouvement—les enfants pieds nus, les adultes avec un drink tropical, et l’océan tout près. Ce n’était pas traditionnel, mais c’était joyeux.
Aujourd’hui, en Argentine, Noël arrive sous la chaleur de l’été. On se rassemble sous le saule pour un long ‘’asado’’, le grill crépitant de viandes et de légumes. La table est colorée de verdures estivales, de tomates fraîches et de vin. C’est plus lent, plus spacieux. Les chiens font la sieste à l’ombre, les moutons broutent tout près. Il n’y a ni neige, ni farce, mais une abondance tranquille qui est tout aussi festive.
Après toutes ces années et toutes ces tables, une chose reste : la pression d’être ‘’sage’’ avec la nourriture pendant les fêtes. La culpabilité s’infiltre à chaque bouchée de tarte, chaque deuxième portion, chaque grignotine entre les repas. Et juste derrière, la résolution du Nouvel An pointe—repartir à zéro, manger mieux, perdre du poids, réparer ce qui semble brisé.
Et si on ne se précipitait pas pour réparer?
Et si on faisait une pause, qu’on respirait, et qu’on s’accordait de la grâce?
Les fêtes ne sont pas un test. Ce sont une saison. Un moment. Une occasion de se rassembler, de goûter, de se souvenir. Et la nourriture fait partie de cette joie—pas quelque chose à craindre ou à contrôler.
Au lieu de compter les calories ou de planifier une cure de janvier, et si on se concentrait sur la présence?
Sur l’odeur des légumes rôtis, la chaleur d’un repas partagé, la texture d’un dessert préféré savouré lentement. Sur les rires autour de la table, les histoires échangées entre les bouchées, et la satisfaction tranquille d’être nourri(e).
L’équilibre ne veut pas dire perfection. Il veut dire choisir avec soin, manger avec intention, et laisser la joie faire partie de la recette.
La nourriture n’est qu’un élément du rythme des fêtes. Pour se sentir vraiment nourri(e), il faut aussi prendre soin des espaces autour du repas—le sommeil, le mouvement, l’hydratation, le rythme émotionnel.
Voici quelques rituels que je retrouve, surtout pendant les fêtes :
• Le sommeil, allié de la digestion
Les soirées tardives sont festives, mais le repos est réparateur. Essayez d’ancrer votre sommeil avec de petits rituels : une infusion chaude, un moment de calme, une heure sans écran. Votre corps vous remerciera.
• L’hydratation avec intention
Oui, il y aura du vin. Peut-être des cocktails. Peut-être du mousseux. Mais l’alcool n’hydrate pas—alors équilibrez avec de l’eau, des tisanes ou des boissons aux agrumes tout au long de la journée. J’aime garder une grosse bouteille d’eau à portée de main, juste pour me le rappeler.
• Bouger avec douceur, pas par punition
Une marche après le repas. Des étirements avant le coucher. Danser en cuisinant. Le mouvement n’a pas besoin d’être intense—il doit juste faire du bien. Qu’il fasse partie de la joie, pas d’une réaction à la culpabilité.
• Grignoter avec présence, festoyer avec joie
Servez vos gâteries. Assoyez-vous. Goûtez-les. Puis arrivez au repas avec curiosité, pas en compensation. Laissez les textures, les odeurs et les saveurs faire partie du rituel.
• Les verdures comme célébration
Ajoutez des légumes rôtis, des herbes fraîches ou une salade éclatante à votre table—pas comme un ‘’ il faut ‘’, mais comme une façon d’apporter couleur, croquant et soin au festin.
À mesure que la saison ralentit et que le rythme change, certain(es) ressentent le besoin d’un nouveau départ—non pas par culpabilité, mais par bienveillance. Si vous êtes curieux(se) d’une approche plus personnalisée de la nutrition, j’offrirai des consultations Metabolic Balance dès le Nouvel An. Ce n’est pas une cure. Ce n’est pas un régime. C’est une façon d’écouter les besoins uniques de votre corps et de bâtir un rythme qui vous ressemble. Quand vous serez prêt(e), ce sera un honneur de marcher ce chemin avec vous.
Que vous célébriez avec des tourtières ou des verdures estivales, ce plat apporte équilibre et éclat à n’importe quel festin des fêtes. Il est simple, savoureux et empreint de soin—comme la saison elle-même.
Choux de Bruxelles glacés à l’érable et pacanes grillées
Un clin d’œil à l’hiver québecois, avec une touche nourrissante.
Ingrédients :
• 500 g de choux de Bruxelles, coupés en deux et blanchis
• 1 c. à soupe d’huile d’olive
• 1 c. à soupe de sirop d’érable pur
• 1 c. à thé de moutarde de Dijon
• Sel et poivre au goût
• ¼ tasse de pacanes (ou noix) grillées
• Optionnel : un trait de vinaigre de cidre pour plus de vivacité
Préparation :
• Préchauffer le four à 200 °C (400 °F).
Mélanger les choux avec l’huile, le sel et le poivre. Rôtir 20–25 minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés.
Dans un petit bol, fouetter le sirop d’érable et la moutarde.
Verser la sauce sur les choux rôtis, ajouter les noix, et rôtir encore 5 minutes.
Servir chaud, avec une pincée de sel en flocons si désiré.
Je vous souhaite une saison de saveurs, de souvenirs et de grâce—peu importe où se trouve votre table.
Julie
De la mer à la terre : Le début d’un nouveau chapitre
Avant de trouver ma place sur la terre ferme, j’ai passé un bon moment à enseigner aux gens à respirer sous l’eau. Le quai était ma salle de classe, la mer mon assistante. Le soleil sur mes épaules, le sel dans mes cheveux et toujours une bouteille de plongée sous la main, j’ai passé douze ans à guider des plongeurs dans les profondeurs, les aidant à développer leur confiance en eux, à rester calmes et à découvrir un monde que très peu connaissent.
Il fut un temps où mes jours se passaient sous l’eau, à enseigner, à explorer et à ne faire qu’un avec l’océan. J’ai étudié la biologie à l’université, mais c’est la plongée sous-marine qui a forgé le début de ma vie adulte. Pendant plus de dix ans, la mer fut ma salle de classe, mon terrain de jeu et mon sanctuaire.
Et puis, le monde entier a changé.
Avant de trouver ma place sur la terre ferme, j’ai passé un bon moment à enseigner aux gens à respirer sous l’eau. Le quai était ma salle de classe, la mer mon assistante. Le soleil sur mes épaules, le sel dans mes cheveux et toujours une bouteille de plongée sous la main, j’ai passé douze ans à guider des plongeurs dans les profondeurs, les aidant à développer leur confiance en eux, à rester calmes et à découvrir un monde que très peu connaissent.
Il fut un temps où mes jours se passaient sous l’eau, à enseigner, à explorer et à ne faire qu’un avec l’océan. J’ai étudié la biologie à l’université, mais c’est la plongée sous-marine qui a forgé le début de ma vie adulte. Pendant plus de dix ans, la mer fut ma salle de classe, mon terrain de jeu et mon sanctuaire.
Et puis, le monde entier a changé.
Quand la COVID a frappé, j’ai dû laisser de côté la mer. Je me suis retrouvée à travailler pour un petit hôtel de campagne où les journées se confondaient et mon identité commençait à s’effacer petit à petit. Je me sentais invisible, comme un pion sacrifié pour servir une cause qui n’était pas la mienne. Ce fut un chapitre difficile pour moi, un chapitre où j’ai remis en question ma valeur et mon chemin de vie.
Lentement, je me suis reprise en main.
J’ai commencé à enseigner l’anglais à des enfants en ligne, j’ai commencé à tricoter, puis à filer ma laine. Tous ces petits actes de créativité m’ont aidée à retrouver un sens de contrôle sur ma vie, un peu de bonheur. Ensuite, quelque chose de plus important m’appelait. Je voulais apprendre à me nourrir — non seulement physiquement, mais aussi mentalement.
C’est à ce moment-là que j’ai décidé de faire un diplôme en nutrition. Et tout a changé.
Apprendre sur les aliments, expérimenter dans la cuisine, faire mon propre fromage et mon propre pain au levain, apprendre à préserver les saisons… tout cela a réveillé quelque chose en moi. Une nouvelle curiosité, une passion, un nouveau sens à ma vie.
J’ai maintenant troqué mes palmes pour des bottes, les vagues pour la ferme. J’habite désormais en Argentine, où je me réveille au son des moutons qui bêlent. Mes matins sont dédiés au travail : nourrir les agneaux, préparer les repas et tout le tralala de la vie à la ferme. En après-midi, un maté à la main, je profite de la vie en regardant mes border collies s’élancer dans le pâturage, courant après des ombres et jouant, infatigables. Je grandis, je cuisine, je crée. J’entends encore le son des vagues dans ma tête et mon cœur, mais mes journées sont maintenant remplies de récoltes, d’air frais et de la satisfaction de pouvoir profiter de tout ce que la terre a à m’offrir.
Ce blog est ma façon de partager ce voyage — passé, présent et futur.
Ce sera un mélange d’histoires, de recettes, de réflexions, et peut-être quelques anecdotes boueuses de la ferme.
Ce n’est pas parfait, et moi non plus.
Mais c’est vrai. Et c’est à moi.
Bienvenue dans mon monde,
Julie
